MERCREDI 15 OCTOBRE à 18H
en présence de la réalisatrice MIKA GIANNOTI...
Séance débat : la fin de vie, réflexions, questions... à l’initiative des organisations de retraités: CGT, CFDT,FSU, FGR, Solidaires.
Liberté chérie
Film documentaire de Mika Gianotti 0H55
Avec émotion et humour, ce film nous entraîne dans cette interrogation universelle mais surtout personnelle et questionne la
manière dont chacun de nous - à tout âge - envisage ou imagine
la dernière partie de sa vie, si la vieillesse s’accompagnait de
dégradation et de la perte de sa dignité.
On peut penser au poème de Paul Eluard, Liberté, publié en 1942. Sur mes cahiers d’écolier / Sur mon pupitre et les arbres / Sur le sable sur la neige / J’écris ton nom…
Si le poème fut alors une des armes de la lutte contre les oppresseurs, c’est sur la pellicule que Mika Gianotti l’écrit, sa liberté.
Dans une narration un peu foutraque – c’est aussi ça la liberté – et habilement construite entre fiction et réalité, Mika Gianotti déambule libre, provoque le dialogue intergénérationnel, accompagne des personnes qui vont bien, à dire leur liberté passée, présente, future…
Et c’est pour le futur que la liberté est mise à mal. Vieillir, c’est la vie, mais lorsqu’on perd la raison, que les gestes intimes du quotidien sont faits par un autre, que l’on souffre...
Pas didactique, pas classique, ce documentaire est écrit à la première personne. Les savoureux dessins et commentaires de PIEM, Brigitte Bardot en deux versions… c’est drôle et on s’en rappellera.
Une fois le film terminé, c’est à nous, spectateurs, de faire cet exercice de la pensée. Est-ce un film qui parle de la mort ? Oui, sous l’angle de la préservation de la dignité. Est-ce un film qui convoque le législateur ? Oui, dans la lignée des combats pour les droits : à l’avortement, au divorce par consentement mutuel… Est-ce un manifeste ?...
C’est surtout un film qui nous oblige à s’arrêter, s’arrêter pour penser, s’arrêter pour dire : Et moi, je vois cela comment ?
DU 22 au 28 octobre 2014
CHANTE TON BAC D’ABORD (1h22min)
Réalisé par David André. Avec Gaëlle Bridoux, Caroline Brimeux, Nicolas Dourdin…
Chante ton bac d’abord raconte l’histoire tumultueuse d’une bande de copains de Boulogne-sur-Mer, une ville durement touchée par la crise. Un an entre rêves et désillusion. Imaginées par ces adolescents issus du monde ouvrier ou de la classe moyenne, des chansons font basculer le réel dans la poésie, le rire et l’émotion.
La production musicale
Les chansons du film ont été imaginées par le réalisateur et les adolescents de Boulogne au fil des mois, des interviews, des moments partagés ensemble, ou des écrits échangés par e mail. Ce sont des « chansons du réel », liées à ce qui s’est déroulé pendant les 9 mois de tournage. Ces chansons ont été d’abord enregistrées très simplement dans une pièce de l’appartement de tournage de Boulogne, avec un piano ou une guitare, sur des mélodies composées par David André. Puis, avec le concours d’une équipe de musiciens professionnels parisiens travaillant (entres autres) pour le cinéma _ voir le collectif LoW ci-contre_ ces mélodies ont fait l’objet de premiers arrangements. Les lycéens ont écouté ces premières maquettes avant de passer un samedi aprem à « l’appart » pour faire une prise de voix définitive. Perrine Beaufils, une jeune journaliste ayant été formée au chant lyrique, les a aidés _certains n’avaient jamais chanté…_ à vaincre leur trac et à s’approprier quelques techniques de respiration, à travailler sur des intentions. Puis, les chansons ont été finalisées à Paris par David André et le collectifLoW, avec l’aide de Grégoire Hetzel sur celles qui comprenaient des parties de cordes. Les onze chansons du film ont été enfin mixées par Yann Arnaud au studio Bidibul de Montreuil : les lycéens boulonnais ont eu l’honneur de passer dans les oreilles de celui qui avait déjà mixé Air, Phoenix ou encore les chansons des films de Christophe Honoré.
Samedi 18 octobre 18h30 Séance Débat Rencontre En présence du réalisateur Nicolas Gayraud.
LE TEMPS DE QUELQUES JOURS (1h12min) Réalisé par Nicolas Gayraud.
Loin des clichés, les sœurs de l’Abbaye de Bonneval se confient et surprennent par leurs réflexions sur la société, la consommation, le rapport au temps. Première et unique caméra à entrer au sein de l’ordre Cistércien de la Stricte Observance, elle nous fait découvrir des femmes à la philosophie étonnamment moderne en plein cœur d’une abbaye séculaire.
Après avoir abordé Nicolas Gayraud, dans le cadre de son gîte écologique à La Verderie (Calmont), notre échange a naturellement évolué vers les documentaires qu'il a réalisés : « L'histoire du film''Le Temps de quelques jours'', tourné à l'abbaye de Bonneval pour y montrer la vie des moniales cisterciennes qui fabriquent du chocolat et accueillent des « retraitants » en hostellerie monastique, commence début 2007, un ami journaliste m'a présenté la mère abbesse et sœur Michèle. Après avoir beaucoup parlé avec les deux sœurs, je leur ai dit que je ne voulais pas faire un film journalistique et que ça prendrait du temps. Et, bien sûr, je ne savais pas ce que je voulais faire avec elles, à travers elles mais je pressentais fortement qu'il y avait quelque chose de fort à raconter qui me remuait à l'intérieur. La mère abbesse a choisi de me faire confiance, totalement, que je pouvais venir tant que je voulais, filmer ce que je voulais où je voulais… Une confiance infinie, comme jamais je n'avais ressenti. Un amour inconditionnel exempt de jugement. Qui permet d'être, c'est le fond du film, ce que j'ai expérimenté en tout cas. » La Dépêche du Midi
Merci pour ce film passionnant… Raymond Depardon - Photographe, réalisateur et documentariste
…J'éprouvais déjà, depuis le début du film, une fascination de la radicalité comparable à celle que m'inspire le cinéma de Tarkovsky… Ce film, pauvre, patient, humble, obstiné, exigeant, m'a bouleversé. Son générique, d'ailleurs, prouve à lui seul l'authenticité de la démarche: il est exactement aussi dégarni, aussi peu "divertissant" qu'une garde-robe de Trappistine. Il signe, s'il en était besoin, ce film comme celui d'un cinéaste absolument intègre et cohérent, pauvre en moyens, riche en esprit - et pour qui la pauvreté, justement, exactement à l'instar de ces femmes auxquelles il s'est consacré, n'exclut ni la profondeur, ni l'humour, ni la beauté. Eric Herson Macarel - comédien français, voix française de, entre autres, Robert Carlyle, Willem Dafoe et de Daniel Craig.
Un film pudique, juste et qui ne tombe pas dans le piège de la plus part des films qui traitent de la vie religieuse, avec souvent un esthétisme stérile..." Laurent Roth, auteur, réalisateur, scénariste et comédien.
Jeudi 16 octobre 20h00 Séance débat animée par Pierre FORESTIER psychanalyste à Lyon, membre de l’ECF et Délégué régional de L’ACF RA (Association de la Cause Freudienne Rhône Alpes), www/acfrhonealpes.fr
MOMMY (2h18min)
Réalisé par Xavier Dolan. Avec Antoine-Olivier Pilon, Anne Dorval.
Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.
Il y a bien une magie Xavier Dolan. A tout ce qu'il filme, le Québécois, pur metteur en scène, donne de l'éclat. Mommy, son cinquième film, le premier à concourir pour la Palme d'or, est d'emblée porté par une fougue et une inspiration sidérantes, qui tiendront pendant plus de deux heures.
Une veuve en pleine dégringolade sociale dans une banlieue de Montréal, son fils adolescent déscolarisé et leur voisine d'en face, prof dépressive en congé sabbatique : c'est le trio gagnant et tragique de cette histoire qui renouvelle l'univers du cinéaste. Il n'est pas question d'identité et d'orientation sexuelles, mais de survie. Le gamin de 15 ans est aussi exubérant qu'autodestructeur. Il met tous ceux qui le côtoient, a fortiori sa mère, en situation de déséquilibre.
Le déséquilibre était l'une des clés du cinéma de John Cassavetes. C'est à lui qu'on pense, et sa muse Gena Rowlands, face aux deux époustouflantes actrices, Anne Dorval (la mère) et Suzanne Clément (la voisine), qui mélangent sans cesse comique et pathétique. La première ose le surrégime permanent, enchaînant les tirades grossières et fleuries en joual (argot local). La seconde joue en virtuose le bégaiement et la parole empêchée. Face à elles, le jeune Antoine-Olivier Pilon est une révélation, tout en gouaille et énergie brute. Du lait sur le feu.
Lundi 20 Octobre 2014 à 18h00 + 20h30 Séances Débat-Rencontre En présence du réalisateur Lionel Daudet
LE TOUR DE FRANCE EXACTEMENT En présence de Lionel Daudet (Aux 2 séances)
Réalisé par Gilles Charansol et lionnel Daudet (durée 1h30)
Le 10 août 2011, Lionel Daudet quitte la maison : il rentrera quinze mois plus tard, après avoir arpenté le territoire à pied, à vélo, en kayak, en voilier, seul ou accompagné d’amis, d’amateurs, de rencontres. Des chiffres ? Environ 3 000 kilomètres d’arêtes, de forêts, de rivières, et 6 000 kilomètres de littoral. Des soucis ? Nombre de nuits blanches et la foudre qui le traverse. Rien qu’un exploit ? Le Tour de la France, exactement, c’est aussi une vision sociale du pays, un jeu des mille bornes, un cache-cache avec les banlieues, les parcelles privées, la végétation.
À quoi ressemble une frontière ? Lionel Daudet nous invite à réfléchir à cette réalité mouvante.
Lionel Daudet a reçu deux fois le Piolet d'or, la plus prestigieuse distinction internationale de l'alpinisme. Il s'est attaqué en solo aux sommets les plus redoutables, a ouvert des voie en Alaska, en Patagonie, au Groenland, dans l'Himalaya, au Venezuela...
Alors cette balade hexagonale une promenade de santé ? Pas vraiment... Lionel Daudet a mis debout la carte de France, a empoigné le fil ténu de la frontière et escaladé plus que parcouru notre pays : une ascension de 2913 kilomètres en théorie mais de 10 000 kilomètres en pratique, en comptant les dénivelés, accomplie en 15 mois. A pied, en kayak, en VTT, en parapente, en char à voile, et même en rampant sous terre, jamais il n'a dérivé plus de quelques dizaines de mètres de part et d'autre de son fil d'Ariane. Entamé par le Mont Blanc, que ce conquérant des montagnes hallucinées n'avait jamais gravi - «caprice de diva» s'amuse-t-il-, il a achevé sa grande boucle 465 jours plus tard au même point. Entre temps, il s'est émerveillé, mis en colère, a noué des amitiés et failli mourir...
En revanche, il a découvert d'autres frontières plus tangibles et plus infranchissables : celle qui sépare les riches et les pauvres en France, sur des campings du Pas-de-Calais, par exemple, où des familles entières s'entassant à l'année dans un mobil-home. A Sangatte, où les migrants échouent face «une frontière bien réelle, celle-là, et féroce.
Mardi 11 novembre 2014 à 16h30 Projection-débat du film « ADIEU LA VIE, ADIEU L'AMOUR...... Fusillés pour l'exemple »
Entrée libre organisée et animée par la Fédération de Haute Savoie de la Libre Pensée En présence de José Goémans, Président de la LP74 Un film documentaire écrit et réalisé par Michel BRUNET et Dominique HENNEQUIN
Entre 1914 et 1918, 2 500 condamnations à mort sont prononcées et 620 poilus sont exécutés par l’armée française. En 1914, l’armée a tous les pouvoirs. Des conseils de guerre spéciaux jugent sans possibilité d’appel ou de recours en grâce. Les poilus, condamnés pour "abandon de poste en présence de l’ennemi" sont exécutés immédiatement. Tout au long de la guerre et malgré l’abandon de cette justice d’exception en 1916, l’armée française continuera à fusiller, particulièrement pendant les mutineries de 1917 déclenchées par la troupe après l’échec de l’offensive Nivelle dans l’Aisne au "Chemin des dames". Qui étaient ces fusillés ? Qu’ont-ils fait pour mériter la honte et le déshonneur ?
Le Président de la République a renié son engagement de réhabiliter collectivement les 650 fusillés pour l'exemple, alors qu'il avait fait voter un vœu dans ce sens par le Conseil Général de la Corrèze. Nous sommes aussi la République ! Nous rendrons justice aux victimes de la guerre ! Nous réhabiliterons les Fusillés pour l’exemple ! Campagne nationale de la Libre Pensée, avec l' ARAC Anciens Combattants, l'Union Pacifiste, le Mouvement de la Paix, de nombreuses sections de la LDH, soutenue par 30 Conseils Généraux, 3 Conseils régionaux
Vendredi 17 Octobre 2014 à 20H30 en presence de la realisatrice Nora PHILIPPE
PÔLE EMPLOI, NE QUITTEZ PAS est le premier film documentaire tourné en immersion sur le long terme dans une agence Pôle Emploi.
Partant du constat « qu’aucun film jusqu’ici n’avait été réalisé de manière vraiment documentaire à Pôle emploi », contrairement à d’autres lieux très visités par ce cinéma, la réalisatrice nous plonge au cœur d'une antenne de Seine Saint-Denis.
Mais surtout, comme l’explique Nora Philippe, « Pôle Emploi m’intéresse parce qu’il gère une situation inextricable et composite, et par là même offre un prisme de lecture passionnant sur notre société contemporaine, prise à la fois dans une tradition bureaucratique et étatique forte et dans l’économie de marché mondialisée. Pôle Emploi est à ce carrefour, donc à un endroit littéralement impossible. En se postant dans un Pôle Emploi, on peut interroger à la fois le fonctionnement d’une grande et lourde institution française, l’infléchissement de l’administration publique vers des techniques de management et un lexique issu du privé, la relation de la société française au travail, le poids du politique sur la question du chômage et la crise économique globalisée ».
Désireuse de s’insérer dans un quotidien et dans un système, au sein d’une bureaucratie et d’une administration dont elle dévoile subtilement les rouages, la réalisatrice pend le parti pris du cinéma direct et choisit de se concentrer sur une équipe de Pôle Emploi au travail, avec une « unité de lieu, une continuité dans le temps et une unité de groupe » , agence dans laquelle elle restera dix-huit mois pour s’en approcher au plus près et en saisir les coulisses.
« Filmer le travail et l’action en cours », tel est ce qui guide Nora Philippe dans ce documentaire d’observation, en immersion dans une institution mise à nue, où les failles et les dysfonctionnements dépeignent un monde absurde, mais où l’humain, perdu dans les méandres techniques, organisationnels et politiques, est fort heureusement, toujours là… Comme l’indique la réalisatrice, "Pôle emploi est une machine à pleurer comme à rire". Alors parfois, nous rions, nous aussi. Mais surtout, nous nous laissons porter par l'émotion, celle insufflée par la dimension humaine que Nora Philippe a su si bien saisir.
(1h55min)
Réalisé par Pan Nalin
Avec Bhole Baba, Hatha Yogi Baba, Pant Shirt Baba plus
Genre Documentaire , Biopic , Drama
Nationalité Indien , français
Le Kumbh Mela est le plus grand pèlerinage du monde, qui réunit en Inde tous les 12 ans, plus de 100 millions d’hindous venus se baigner dans les eaux sacrées du Gange, au confluent de 3 rivières. Pan Nalin y a posé sa caméra et relate différents destins, profondément émouvants, tous liés par la même foi : un jeune vagabond, un Sadhu, une mère désespérée à la recherche de son petit garçon disparu, un Yogi qui
élève seul un bébé abandonné, ou encore un ascète fumant du cannabis. Des hommes et des femmes hors du commun, par leur personnalité et leur spiritualité, tous confrontés à un dilemme inextricable : vivre dans ce monde ou s’exiler.
FILMS PRESSENTIS (liste non-exhaustive):
SE BATTRE, CETTE LUMIERE N EST PAS CELLE DU SOLEIL, LA GRANDE ILLUSION, COURS SANS TE RETOURNER, LES VIVANTS, REGARD SUR NOS ASSIETTES, HAUTES TERRES, LE PROCES DE VIVANE AMSALEM, CARICATURISTES FANTASSINS DE LA DEMOCRATIE, EAU ARGENTEE, LEVIATHAN, L HOMME DU PEUPLE, DE L AUTRE COTE DU MUR ....
... aussi sur Facebook : https://www.facebook.com/CinemaLaTurbine
Vous y retrouverez quotidiennement, des articles sur des films, des événements, des rencontres à venir. Il y a les bandes annonces, les critiques, les photos des séances.
Et évidemment, le programme toute les semaines.
Rejoignez la page du Cinéma La Turbine.
L'EQUIPE DU CINEMA
https://www.facebook.com/CinemaLaTurbine