
(1h 59min) du 26 juin au 3 Juillet
Réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Avec Kyôko Koizumi, Hazuki Kimura, Yû Aoi
Genre Drame Nationalité Japonais
Dans la cour d’école d’un paisible village japonais, quatre fillettes sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir de l’assassin. Asako, la mère d’Emili, désespérée de savoir le coupable en liberté, convie les quatre enfants chez elle pour les mettre en garde : si elles ne se rappellent pas du visage du tueur, elles devront faire pénitence toute leur vie. Quinze ans après, que sont-elles devenues ? Sae et Maki veulent se souvenir.
"Shokuzai" est un choc cinématographique, un film-monstre, un film-monde, où s'affirme (...) la toute-puissance d'un désir de détruire autrui pour simplement être. Le Monde
Le premier des deux volets de "Shokuzai" trouve Kyoshi Kurosawa à son meilleur. Polar glaçant, drame retors et satire sociale : l'auteur tente - et réussit - tout. Les Fiches du Cinéma
Un drame prenant, où Kurosawa assimile ses personnages aux fantômes qui hantaient naguère son cinéma. Une réussite plastique et dramatique. L'Humanité
L’impact de ce double opus du cinéaste japonais (...) se mesure véritablement après coup, quand, sorti de l’étrange état d’hypnose provoqué par la projection, des images, des visages vous hantent littéralement. Les Inrockuptibles
(2h 28min) du 3 au 9 Juillet
Réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Avec Kyôko Koizumi, Sakura Ando, Chizuru Ikewaki
GenreDrame Nationalité Japonais
Il y a quinze ans, quatre fillettes étaient témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Incapables de se souvenir du visage du tueur, elles étaient menacées de pénitence par Asako, la mère de la disparue. Contrairement à Sae et Maki, Akiko et Yuka veulent oublier. Et la mère d’Emili, que cherche-t-elle encore après tout ce temps ?
S’il ne renoue jamais tout à fait avec le genre fantastique qu’il a tant arpenté au cours de sa carrière, Kurosawa en restitue le climat, piqué d’une multitude de tonalités paradoxales, du drame pervers à la farce grotesque. Libération
De quoi ravir les admirateurs de Kiyoshi Kurosawa, mais de quoi faire aussi office de parfaite introduction pour les profanes. CinemaTeaser
Kurosawa semble confirmer la nouvelle orientation de son style narratif : un style patient, à l’écoute du temps, initié avec "Tokyo Sonata", et qui ne manque d’opposer son public à celui des films terribles, absurdes et hypnotiques des années 1990. Critikat.com
[Kiyoshi Kurosawa] retombe parfaitement sur ses pattes
avec la conclusion,
où l’énigme se dénoue
en beauté. Une fascinante traversée du non-dit nippon. L'Humanité
(1h 59min) du 19 au 25 Juin
Réalisé par Ann Hui. Avec Andy Lau, Deannie Yip, Quin Hailu
Genre Comédie dramatique Nationalité Hong-Kongais
Au service d’une famille bourgeoise depuis quatre générations, la domestique Ah Tao vit seule avec Roger, le dernier héritier. Producteur de cinéma, il dispose de peu de temps pour elle, qui, toujours aux petits soins, continue de le materner... Le jour où elle tombe malade, les rôles s’inversent...
Tirée d’une histoire vraie, cette histoire est paradoxalement riche en péripéties tant la vie y est vibrante. On a rarement filmé de façon quasi documentaire un de ces établissements qui flirtent avec le mouroir. L'Humanité
Derrière une fable sociale aux faux airs béats d'"Intouchables" (sur le rapport valide/invalide comme sur le rapport nanti/populaire), Ann Hui ouvre le champ de vision à une réalité moins schématique et moins évidente. Critikat.com
Une oeuvre vraiment admirable, d'une mélancolie sans pathos et d'une justesse impressionnante. Le Monde
"Une vie simple" retrouve ainsi les vertus de "Song of the Exile" (1990, avec Maggie Cheung). (...) La retenue d’Hui tient plutôt de la distance, mais avec le regard toujours tendre. Les Inrockuptibles
La relation de Roger à Ah Tao se raconte par éclats tendres (...) tandis que la mise en scène d'Ann Hui (...) observe une retenue de tous plans, souvent élégante mais au classicisme si pondéré qu'il manque parfois de se dissoudre dans sa doucereuse obsession de justesse et son effroi de la sentimentalité. Libération
Avec cette chronique d'une dette affective, [Ann Hui] réalise son plus beau film. Télérama
(1h 45min) Du 19 au 25 Juin
Réalisé par Ziad Doueiri. Avec Ali Suliman, Reymonde Amsellem, Evgenia Dodina
Genre Drame Nationalité Français , belge , libanais , qatarien
Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimule sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, israélien d'origine arabe, opère les nombreuses victime de l'attentat. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui annoncer que la kamikaze est sa propre femme. Refusant de croire à cette accusation, Amine part en Palestine pour tenter de comprendre.
Le Libanais Ziad Doueiri exclut tout manichéisme d’un récit centré sur l’horreur d’un homme incrédule devant les actes de sa compagne qu’il croyait connaître. (...) En se plaçant à hauteur du couple, le cinéaste renoue avec l’humanité poignante du roman avec lequel il ose prendre quelques libertés. 20 Minutes
Grâce à son scénario et son interprétation d'une grande finesse, le film montre avec humanité et empathie les contradictions de deux sociétés, leurs peurs et leurs incompréhensions mutuelles. La Croix
Le choix fait par Doueiri de raconter avec froideur cette histoire épouvantable (...) donne à "L'Attentat" une force assez remarquable, augmentée par la qualité de composition d'Ali Suliman. Le Nouvel Observateur
Le dispositif narratif est un peu attendu, mais il fonctionne. (...) il [le film de Ziad Doueiri] réussit à montrer de manière assez subtile à quel point être un Arabe intégré à la société israélienne est, pour le moment, un statut intenable. Libération
(1h 57min) Du 26 Juin au 3 Juillet
Réalisé par Pablo Larraín. Avec Gael García Bernal, Antonia Zegers, Alfredo Castro
Genre Historique , Drame Nationalité Chilien , américain
Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.
Pablo Larrain est au cinéma ce que René Saavedra, le héros de "No", est à la communication politique. Un artiste en pleine possession de ses moyens. Le Monde
Une merveille (...), une vraie, une de plus due à Pablo Larrain, après "Tony Manero" et "Santiago 73, post mortem". "No" est le film le plus emballant que l'on ait vu depuis des semaines.Le Nouvel Observateur
Le récit, passionnant de bout en bout, ne manque pas d'ironie. (...) "No", au contraire de son titre, est un film enthousiasmant, souvent drôle (avec une amertume palpable), galvanisant, qui clame le pouvoir de la communauté, du collectif et de l'humour. Les Inrockuptibles
Le réalisateur chilien Pablo Larrain délaisse ses visions grinçantes et un peu glauques avec cette comédie plus pimpante que sarcastique. L'aspect le plus remarquable du film (...) est le soin maniaque avec lequel celui-ci reconstitue la période (...). Brillant. L'Humanité
["No" est] remarquablement écrit, tourné, joué et produit par son acteur principal [Gael Garcial Bernal]. Un bijou qui brille d'un éclat complexe et inoubliable. Marianne
JEUDI 4 JUILLET PLACE CHORUS 22H00 Dans le cadre de la pose de la premiere pierre des Papeteries
LE TABLEAU (1h 16min)
Réalisé par Jean-François Laguionie.
Genre Animation Nationalité Français , belge
A partir de 6 ans
Un château, des jardins fleuris, une forêt menaçante, voilà ce qu’un Peintre, pour des raisons mystérieuses, a laissé inachevé. Dans ce tableau vivent trois sortes de personnages : les Toupins qui sont entièrement peints, les Pafinis auxquels il manque quelques couleurs et les Reufs qui ne sont que des esquisses. S'estimant supérieurs, les Toupins prennent le pouvoir, chassent les Pafinis du château et asservissent les Reufs. Persuadés que seul le Peintre peut ramener l’harmonie en finissant le tableau, Ramo, Lola et Plume décident de partir à sa recherche. Au fil de l’aventure, les questions vont se succéder : qu'est devenu le Peintre ? Pourquoi les a t-il abandonnés ? Pourquoi a-t-il commencé à détruire certaines de ses toiles ! Connaîtront-ils un jour le secret du Peintre ?
(1h 50min) Du 26 Juin au 2 Juillet
Réalisé par Benjamín Avila. Avec Ernesto Alterio, Natalia Oreiro, César Troncoso
Genre Drame Nationalité Espagnol , argentin , brésilien
Argentine, 1979. Juan, 12 ans, et sa famille reviennent à Buenos Aires sous une fausse identité après des années d’exil. Les parents de Juan et son oncle Beto sont membres de l’organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir qui les traque sans relâche. Pour tous ses amis à l’école et pour Maria dont il est amoureux, Juan se prénomme Ernesto. Il ne doit pas l’oublier, le moindre écart peut être fatal à toute sa famille. C’est une histoire de militantisme, de clandestinité et d’amour. L’histoire d’une enfance clandestine.
Sur l'ensemble des films latinos vus à Cannes cette année (mexicains, espagnols, argentins...), Enfance clandestine est sans conteste le plus brillant à tout point de vue : scénario, mise en scène, interprétation... Soit une sacrée réussite pour ce premier long-métrage de fiction signé Benjamín Ávila. Bien qu'inspiré de sa propre enfance, le cinéaste « ne voulait pas d'un film autobiographique ». Il souhaitait « se servir de ce qu'il avait vécu pour revisiter l'histoire de la dernière dictature en Argentine entre 1976 et 1983 de son point de vue d'enfant et raconter une histoire d'amour entre gamins et parler ainsi du militantisme de cette époque où la peur côtoyait la joie, l'amour et la passion ».
Cette note d'intention (comme on les appelle communément) du réalisateur résume à merveille le contenu du film. Mais encore fallait-il faire preuve d'un certain talent pour savoir emballer le tout. Ce qui est précisément le cas ici. Ainsi l'approche à hauteur d'enfant confère-t-elle une simplicité pédagogique, évitant d'en faire un simple long-métrage militant hermétique à toute personne qui ne connaitrait rien (ou si peu) à ce pan de l'Histoire du pays. Présent dans toutes les scènes, soit en tant qu'acteur soit en tant que spectateur, le jeune Juan est ainsi le témoin d'évènements qu'il ne comprend pas toujours mais qui lui sont expliqués par ses proches (son père, sa mère et son oncle).
C'est ainsi que le film va suivre pour quelques semaines / mois la double vie de Juan / Ernesto. D'un côté la vraie, celle de Juan, où le gamin découvre ce monde d'adultes fait de convictions politiques, d'actions militantes et des pressions / représailles qui en découlent. Soit autant de séquences au cours desquelles le spectateur va retenir son souffle de peur de voir Juan et toute sa famille se faire arrêter / tuer avant d'être subjugué par la beauté de la séquence onirique qui suit. De l'autre, la fausse, celle d'Ernesto où le cœur du jeune homme va également battre, cette fois d'amour, au contact de la jolie Maria. Mais faute de pouvoir être 100% lui-même de peur de trahir les siens, c'est donc le cœur du spectateur qui va battre doublement pour celui de Juan / Ernesto.
Soit une double vie bien difficile à assumer du haut de ses 12 ans pour ce gamin et autant de sentiments contradictoires. Des sentiments restitués avec force conviction par les interprètes au fil d'un récit d'une grande cohérence, illustré par une mise en scène d'une incroyable maîtrise où la délicatesse des mouvements de caméra lors de certaines séquences le dispute au montage plus nerveux d'autres, mais toujours avec une fluidité exemplaire. À la fois simple, touchant et très fort sur le plan politique, Enfance clandestine fait preuve d'une maestria formelle et narrative qui force d'autant plus le respect et l'admiration qu'il s'agit là du premier long-métrage de Benjamín Ávila. On rage donc de voir que ce film magistral est reparti bredouille du Festival de Cannes 2012 mais il faudra, à n'en pas douter, retenir le nom de ce cinéaste argentin pour les années à venir.
Mardi 18 Juin à 20H15 a l'initiative de l'UL CGT 74 en partenariat avec Plan Large
LA SAGA DES CONTI (1h 37min) Réalisé par Jérôme Palteau. Avec Xavier Mathieu
Le 11 mars 2009, les 1 120 salariés de l’usine de pneumatiques "Continental" de Clairoix reçoivent leur lettre de licenciement. Bien que sonnés par ce cataclysme, ceux que l’histoire retiendra sous le nom des "Conti" sont immédiatement habités d’une certitude : celui qui se bat n’est pas sûr de gagner, mais celui qui ne se bat pas a déjà perdu. Entre manifestations publiques et intimité, des ouvriers racontent et portent un regard pertinent et lucide sur leur travail, la société, la crise... A pied, en train, en voiture, forts de leur mobilisation contre la stratégie financière d’une multinationale, ils écrivent une page d’histoire sociale.
Jérôme Palteau, au cœur d’une révolte ouvrière
A l'origine, la fermeture du site était prévue pour mars 2010. Un couperet tombe, et on annonce une lente agonie ! Une question me taraudait alors : comment peut-on vivre et travailler dans une usine dont on sait qu'elle va fermer dans un an ? Comment envisage t-on l'avenir pendant cette période ? Comment peut on trouver l’énergie et la motivation au travail en attendant l’échéance fatale ? Je décidai d’entreprendre un travail d'enquête et de rencontres pendant toute l'année qui allait suivre, à travers quelques portraits d'ouvriers et de leurs familles. A cette époque, je pensais faire un film sur la résignation, mais les Conti ont changé le cours de l'histoire : le travail dans l'usine n'a jamais vraiment repris, puis des actions nombreuses et spectaculaires se sont enchaînées à un rythme effréné. J'ai dû alors changer mes projets. Au fil des semaines, alors que ma présence régulière aux côtés des ouvriers m'a permis de gagner leur confiance, ils m’ont ouvert les coulisses de leur combat. J'ai été autorisé à filmer les conversations confidentielles au cours desquelles une véritable stratégie s'est élaborée. Pris dans l’action, je réalisai petit à petit l’intérêt de la façon dont la lutte était menée, et ses enjeux. J’assistai surtout à l’émergence de personnages qui allaient tout changer, notamment les leaders : Xavier Mathieu, Roland Szpirko, et quelques membres du comité de lutte, des personnalités complexes, passionnantes, dont j'ai pu dresser les portraits, et qui prennent la parole. Je n'avais jamais vécu un conflit social de l'intérieur auparavant, et mon opinion sur les syndicats en général était plutôt vague, or ces syndicalistes là se sont révélés hors normes. Ils ont mené leur « bagarre » comme ils disent, d’une manière tout a fait originale, qui n’est pas sans rappeler celle des LIP trente cinq ans plus tôt. J’ai eu rapidement la conviction que cette affaire n’allait pas en rester là et qu’il fallait rester pour en témoigner, son dénouement m’a ensuite donné raison : les Conti ont arraché à leur direction un plan social exceptionnel, au-delà de leurs espérances. Cette aventure, je l'ai vécu avec les Conti pendant de longs mois, car si le conflit proprement dit est terminé, ils continuent à se réunir régulièrement devant l’usine fermée. Surpris que je fus par la vigueur de leur combat et par leur détermination, j’ai été aspiré par leur mouvement comme dans un torrent, et j’ai suivi leur tribu. Comme l'a écrit Régis Debray : « La fraternité cela consiste à faire famille avec ceux qui ne sont pas de la famille… ». Ou encore, faisant allusion au voyage des Conti à Hanovre : « C’est tendre la main à des gens qui ne nous ressemblent pas mais qui sont unis par un combat commun ».
Nous vous informons que depuis la rentrée de septembre 2012 le cinéma la turbine devient partenaire de l’offre Orange Cineday
(Tous les mardis, tous les clients Orange peuvent inviter la personne de leur choix au cinéma.)
Dimanche 16.06 à 18h30. Dimanche 23.06 à 20h30. Samedi 29.06 à 20h45.
SELAM Réalisé par Levent Demirkale. Avec Fatma Karanfil, Emre arakoç, Yunus Emre Yıldırımer Durée : 1h45. - Genre : Drame
Cette histoire épique relate comment il y a 25 ans de ça, quelques dizaines d' amoureux désespérés partaient du fin fond de l'Anatolie vers des pays lointains qu'ils n'auraient pas même pû situer sur une carte. C'est donc l'histoire de ceux qui sont partis à la poursuite de leurs idéaux et du sens de la vie et qui sans même se retourner ont laissé derrière eux leurs maisons, leurs parents, leurs amis et leur bien-aimée pour l'exil. C'est avec la ferveur que leur ont donnés les larmes qu'ils se sont mis en chemin avec cette parole " Ici ce sont deux yeux , là où vous irez ce seront des milliers qui vous attendent". Réprimant leur amour de leur patrie et le mal du pays pour le sens du devoir, ils sont partis vers le Magreb et l'Orient, vers d'autres lieux et d'autres cultures,. Eux, ce sont les héros anonymes… Ils ont accepté ces nouveaux endroits comme leur propre patrie et les gens de toutes ces différentes langues et couleurs comme leurs propres frères. Faisant fi de la fonction, de la position sociale, la réputation, le gloire et le confort, et sans attente aucune, Ils sont partis tel un nouveau souffle, une nouvelle voie pour l'humanité. Avec pour seul bagage le dévoument et la bonté, et un sourire en guise de salut, ils devinrent une épopée un souvenir inoubliable dans chacun des pays où ils se rendirent,